Pourquoi les conditions d’octroi des prêts vont-elles être plus contraignantes ?

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Après la pandémie du covid-19, les activités reprennent progressivement et en particulier, le marché des crédits. Octroyer des prêts peut devenir une contrainte face à la situation dans le pays. Les conditions d’octroi peuvent alors devenir contraignantes. Faisons le point à ce sujet. 

Conditions d’octroi des prêts : les recommandations HCSF

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Le Haut conseil de stabilité financière ou HCSF a assoupli les conditions d’octroi des prêts à la fin du mois de janvier. À cette période, il a décidé d’assouplir le taux d’endettement des ménages. Il ne s’agit plus de 33% mais il a été porté à 35% et ce, incluant l’assurance.

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Or, d’après les chiffres : 

  • 95 000 ménages ont été exclus du marché immobilier en 2020 à cause du taux d’endettement à 33%.
  • 63.000 ménages pourront revenir en 2021 grâce au taux d’endettement fixé à 35%.

Cet assouplissement est très bénéfique pour le marché immobilier et les banques considèrent cela comme un grand souffle d’air. 

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Les banques pourront donc accorder des prêts sur une longue durée, soit de 27 ans au lieu de 25 ans. Cependant, il s’agissait des recommandations contraignantes à partir de la période estivale. Si les banques ne respectent pas ce taux d’endettement maximum, elles seront alors sanctionnées. 

Pour rappel, le premier semestre de l’année 2021 correspond à une production de crédit immobilier assez dynamique. 

Puis, en avril, le volume de crédits immobiliers s’est porté sur les transactions immobilières et non sur les renégociations de crédits ou sur le financement des travaux. Ce qui a donc atteint un record de 19,4 milliards d’euros.

Outre cela, les taux d’intérêt des crédits ont connu une baisse historique

Un assouplissement des conditions d’octroi des prêts au début de l’été 2021

Depuis plusieurs mois, les banques ont respecté les recommandations du HCSF et pour preuve : 

  • 12% de la part des emprunteurs contre 6% en 2020.
  • Taux d’endettement au-delà de 35% pour les meilleurs profils d’emprunteurs.

Notons que le taux d’endettement est fixé à partir de certaines données notamment :

  • Le reste à vivre de l’emprunteur.
  • La tenue de compte.

Malgré tout, les banques tiennent en compte de la réalité du marché immobilier et de la situation financière des ménages. Ainsi, certains dossiers de souscripteurs sont refusés s’ils gagnent des revenus trop modestes. 

Un durcissement de conditions d’octroi des prêts à prévoir

 Malgré le respect des critères d’exigence de HCSF, le durcissement des conditions d’octroi ne fait que s’accentuer. En effet, la plupart des banques expriment le refus des dossiers de certains souscripteurs. Il s’agit des profils dont le revenu ne pourra pas couvrir les mensualités

Ainsi, les foyers modestes qui convoitent pour la première fois une maison avec un apport insuffisant se voient de refuser leur demande de prêt. Ou dans d’autres cas, ils ne pourront pas jouir d’une durée de remboursement longue

Les investisseurs aisés sont aussi confrontés à ce problème, car ils ont dépassé le taux d’endettement nouvellement fixé à 35%.

Malgré les conditions d’octroi de prêts un peu dures, le marché du crédit est en pleine croissance : 

  • Près d’1 million de transactions sont estimées pour cette année.
  • Le taux d’intérêt est encore en baisse soit à hauteur de 1,05% au mois d’août.

Enfin, une autre tendance mérite qu’on y prête attention. Dans certaines banques, les emprunteurs ayant une santé précaire sont aussi exclus des crédits ainsi que les personnes à la retraite.

Cette situation peut donc freiner la vente immobilière dans les villes les plus concernées alors que de nos jours, de nombreux Français quittent les grandes villes pour trouver des maisons avec espace extérieur. 

Si les conditions d’octroi ne sont pas favorables, l’impact que cela pourrait avoir sur le marché immobilier serait alarmant.  

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